Obstinée

Publié le 10 mars 2021 à 18:53

Je n’ai jamais trop su où s’arrêtait la persévérance, et où commençait l’obstination. Certains disent que nos défauts sont seulement l’exagération de nos qualités. J’aime bien l’idée. Je pourrais presque dire que je suis d’accord, mais je n’ai pas assez réfléchi à ce point de vue pour l’affirmer.

Dans mon premier (et pour le moment unique) livre de photos, j’avais écrit en intro un extrait d’une interview. On demandait au pilote de moto Marco Simoncelli : 

« Quelle est ta plus grande qualité ?

Je ne renonce jamais.

Et ton, plus grand défaut?

Sans doute de ne pas vouloir renoncer. »

Je l’avais trouvé d’une très grande sagesse pour son jeune âge.

 

On m’a souvent dit que j’étais têtue ou obstinée. Pour tout vous dire on m’appelle parfois Idéfix. Je dois vous avouer que ce n’est pas très agréable à entendre. Sur le moment, je boude un peu. Pourtant, c’est grâce à ce ‘défaut’ que j’ai réussi tant de choses qui me tenaient à cœur.

 

Quand quelque chose foire x fois et que j’en rage, je ne sais plus trop si je dois ré-essayer un petit peu différemment ou m’arrêter. Dans l’instant, je n’ai même plus d’idée de comment m’y prendre.

Je me demande, est-ce un signe que ce n’est pas pour moi ?

Mais l’envie d’y arriver revient. Je sais alors, que je peux tenter d’une autre façon, que je peux encore faire comme-ci ou comme-ça, et je peux toujours essayer, on verra bien, si vraiment ça ne marche pas non plus, on en reparlera, mais déjà essayons.

 

Et quand enfin ça fonctionne, parce qu’à un moment ça fonctionne toujours, qu’est ce que c’est agréable, quelle victoire ! J’apprécie, et je sais que ça en valait la peine. Peut importe le résultat extérieur (si les gens aiment ou pas), moi j’y suis parvenue.

Je parle de défis qui ne dépendent que de moi. D’objectifs que je me suis fixés de moi à moi.

 

Dans la vidéo qui suit, je vous parle de mes carnets de journaling. 

À première vue rien d’extraordinaire, pourtant, qu’est ce qu’il y a eu comme complications avant qu’ils ne voient le jour. Je vous assure que ce fut un chemin laborieux. Entre les différentes plateforme d’éditions, celles plus appréciées du public mais qui terminaient par des tarifs exorbitants, les soucis techniques, encore des soucis techniques, puis d’autres soucis techniques.. 

Pourquoi j’ai persévéré ? Parce que je les voyais d’abord pour moi, pour mon utilisation personnelle et que je ne trouvais rien dans le commerce qui correspondait à ce que je souhaitais. C’était comme un besoin.

 

Voilà, maintenant ils existent, et sont disponibles à la vente. 

Et le sentiment d’accomplissement qui les accompagne est vraiment très agréable.

 

Et vous, êtes vous aussi du genre persévérante/obstinée? Le vivez-vous plutôt comme un défaut ou une qualité ?


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